Tag: bourbon

  • Jack Daniel’s No.7

    Nez: caramélisée, vanillée, bois fumé et charbon

    Palais: arômes caramélisés, fumés, vanillés

    Finale: La finale est d’une bonne longueur, évoluant entre la vanille, le maïs et le caramel

    Impression Générale: Le célèbre de la marque Jack Daniel’s. Il s’agit d’un whisky du Tennessee et non d’un bourbon (Kentucky). La particularité de Jack Daniel’s est de filtrer le whisky dans une grande colonne de charbon de bois d’érable avant la mise en fût. On appelle ce procédé le « Lincoln County process ». C’est ce qui vient conférer au whisky sa couleur et son arôme si particulier.

    <Tristan>

  • jack daniel’s single barrel

    Nez: Fruité

    Palais: Caramélisé et Épicé

    Finale: Laisse un goût fruité en bouche

    Impression Générale: Mon préféré, doux, mais à la fois complexe en bouche. J’aime l’odeur fruité et la touche de caramel.

    <Ève>

  • jack daniel’s rye

    Nez: Épicé

    Palais: Doux et Épicé

    Finale: Laisse un goût épicé en bouche

    Impression Générale: Complexe en bouche, doux et épicé

    <Ève>

  • Jack daniel’s Gentleman

    Nez: Doux, Caramel et Vanillé

    Palais: Doux, Caramélisé

    Finale: Laisse un doux goût en bouche, ne goûte pas fort l’alcool.

    Impression Générale: Un alcool doux en bouche qui goûte légèrement la vanille et le caramel.

    <Ève>

  • Full Proof

    Nez: Épices, bois brulé, acidité.

    Palais: Herbal et épicé, médicamenteux, assez sec.

    Finale: Épices, poivre noir, paprika. Finale rapide.

    Impressions générales: Les épices que j’ai retrouvé dedans me rappellent le temps des fêtes.

    -Ksenia

  • Est-ce que le whisky se boit juste Neat ?

    Est-ce que le whisky se boit juste Neat ?

    Voilà une question que tous les amateurs de whisky se sont demandé un jour ou l’autre; Est-ce que le Whisky se boit juste Neat ? Souvent, les gens ont un sentiment de culpabilité ou des peurs d’être jugé à demander cette question. Les plus puristes des amateurs vous diront que c’est faux mais le whisky ne se boit pas juste Neat ! La façon de boire son whisky est propre à chaque personne, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon. La chose la plus importante est de l’apprécier à sa juste valeur après quoi, la façon de boire son whisky est propre à chacun. Au final, on va bien s’entendre si vous avez du whisky dans votre verre.

    Il faut être honnête, le whisky est un alcool embouteillé à minimum 40% alcool par volume, ce qui n’est techniquement pas très bon pour notre corps. Pour citer Philippe Letellier « Peu importe comment fort on essaie de se convaincre, notre corps n’est pas conçu pour boire de l’alcool ». Longtemps, j’ai été de ceux qui refusait de mettre de l’eau jusqu’à ce que je voie un vidéo d’un personnage très connu mondialement qui a mélangé son whisky avec eau, mais pas mal d’eau. Le vrai sujet ce n’est pas d’ajouter de l’eau ou de le refroidir, mais plutôt de l’assouplir le spiritueux. Puis, j’ai commencé à explorer les façons de boire du whisky en le diluant. Ce qui a été le plus surprenant, c’est que ce n’a pas pris beaucoup de temps pour découvrir qu’il y avait des whiskys vraiment meilleurs assouplis.

    Au départ, j’ai imaginé cet article avec l’intention de comparer plusieurs façons de diluer / assouplir son whisky. Au final, quand j’ai débuté mes recherches sur l’ajout de l’eau, il y en avait trop à lire et trop à dire.

    Rajouter de l’eau dans son Whisky ?  

    Et bien oui ça se fait et même que des fois c’est recommandé de le faire! Il y a certains whiskys qui sont embouteillé à des taux d’alcool très haut et qui sont par conséquent agressif en bouche.

     Au Bootlegger, on offre toujours un verre d’eau température pièce avec une pipette avec les Flight de dégustation.  C’est toujours intéressant de rajouter une goutte d’eau au liquide et de voir comment ça le modifie. Des fois, il ne suffit que d’une seule goute pour remarquer une différence. L’inconvénient, c’est le risque d’en mettre trop, pour citer Vincent Thiffault, gérant au Bar Bootlegger « une fois que vous avez l’eau, vous ne pourrez plus l’enlever ».

    Voici une expérience que je fais personnellement quand je m’organise une dégustation. J’aime me verser 3 verres du même whisky, boire le premier tel qu’il est embouteillé, le deuxième avec 1 goutte d’eau et le troisième avec 2 gouttes d’eau. L’exercice de comparaison entre les 3 trois verres est super intéressant et parfois la différence entre ceux-ci peut être très large.

    Des chercheurs Suédois de l’université Linaeus de Kalmar ont mené des recherches approfondies à ce sujet et ont prouvé scientifiquement que l’ajout d’eau peut améliorer le whisky, mais pas tous. L’eau crée une réaction chimique en interférent avec la molécule de guaïacol, un composé aromatique naturel qu’on retrouve davantage dans les whiskys fumés. Cette particule est créée par la fumée de bois et adhère aux céréales lorsque celle-ci sont fumées. Il semblerait que la particule proviendrait également du contact avec le bois durant le vieillissement en baril. Cependant, ceci a été avancé par une seule des 5 sources que j’ai utilisées.  On en déduit ainsi que l’ajout d’eau aura plus un effet sur les scotchs que sur les autres whiskys tel que les Irlandais, les Ryes ou même les bourbons qui sont très peu souvent fumé. Néanmoins, le célèbre Booker Noe a affirmé que vous pouviez diluer votre bourbon en ajoutant part égal d’eau pour part égal de whisky sans affecter les saveurs essentielles du produit. Comme quoi que même les bourbons peuvent en bénéficier

     L’étude qui a été rendue publique en 2017 explique l’effet chimique causé par l’ajout d’eau avec l’éthanol. Plus le niveau de ce dernier est élevé et plus la molécule de guaïcol est poussée vers le bas, ce qui conséquemment camoufle celui-ci. À 40% d’alcool par volume, les molécules se mélangent bien et on peut retrouver du guaïcol à la surface du whisky, donc perceptive au nez. D’ailleurs, les experts ont déterminé que les saveurs étaient optimales lorsque le whisky se trouve entre 27% et 45% d’alcool par volume.

    Il y a quelque chose d’important à comprendre à propos de la chimie du whisky et sa composition chimique, ce n’est pas juste de l’eau et des céréales. Il y a plusieurs substances qui se crée en cours de route et qui donne au whisky son gout et son odeur, on compte parmi celles-ci le phénol, le lactones, l’ester, l’acétaldéhyde et biens d’autres. Ceux-ci n’adhèrent pas à l’éthanol présent dans le spiritueux mais sont véhiculé/transporté par l’eau présente dans le produit.

    C’est à se demander, alors si le whisky est plus savoureux à bas degré d’alcool, pourquoi est-il embouteillé à plus de 40%. Il y a deux raisons pour expliquer cela, soit la conservation et la saveur. En effet, le teneur en éthanol aide à préserver les saveurs et contrer qu’il s’évente avec le temps. Deuxièmement, le whisky tire beaucoup de son goût en s’imprégnant du bois du baril dans lequel il vieillit. Lors d’une formation que j’avais suivi au Bootlegger il y a quelques années, j’ai appris que le contact entre le whisky et le baril serait à son meilleur lorsque le liquide y entrait entre 63.5%. Donc voilà pourquoi le whisky est toujours embouteillé à des hauts taux d’alcool.

    En conclusion

    En conclusion, vous n’avez pas à vous sentir mal d’ajouter de l’eau à votre whisky. Ce n’est pas juste que c’est bon au goût, la chimie a prouvé que c’est meilleur. Je vous invite à faire l’expérience lors de votre prochaine visite au Bootlegger. Quoi que la science puisse prouver ses avantages, le plus important c’est que vous appréciez le produit à sa juste valeur selon vos préférences personnelles.

    D’autres articles intéressants sur le sujet

  • Une histoire pas comme les autres et quelques verres de Bourbon

    Une histoire pas comme les autres et quelques verres de Bourbon

    Dans tout le monde du whisky, je dois avouer que j’ai toujours été fasciné par l’histoire du bourbon. Le parcours de ce whiskey est étroitement lié avec celle d’un jeune pays qui se hissera parmi les supers puissances mondiales. Étant un fan d’histoire et aussi de whisky, le mix des deux fait plus que mon bonheur alors j’ai été ravi et enchanté de lire ces deux livres.

    On a eu plusieurs formations, des soirées dégustations ainsi que la visite de brand ambassador au Bootlegger ce qui m’a donné une bonne connaissance générale sur le sujet. Par contre, c’était loin d’être assez pour me satisfaire, ça ma juste donné le gout d’en connaitre plus.

    Bourbon – The Rise, Fall and rebirth of an American Whiskey

    Écris par nul autre que Fred Minnick, ce livre est mon préféré et est celui que je recommande à tout ceux qui en serait à leur première lecture. Pour ceux qui ne connaisse pas l’auteur, il a écrit plusieurs livres dont « Whiskey Women and Bourbon Curious », il écrit également pour le magazine Whisky Advocate et Whisky Magazine. Comme si ce n’était pas assez, il est aussi depuis 2013 « Bourbon Authority for the Kentucky Derby Museum ». Bref, un de ceux qui a la vie de rêve.

    Ce livre est captivant, bien organisé, bien développé et est bien étoffé. L’auteur a eu accès aux archives de Schenley, un géant de l’industrie aujourd’hui disparu. Les sujets sont super bien développés tout au long du livre, ils suivent un ordre logique et ordonné dans le temps. C’est facile à comprendre, à se situer dans le temps et l’espace.

    D’emblé, l’auteur débute le livre avec cette phrase « Bourbon is more American than apple pie, existed before baseball, and has biilt more roads, schools, and government infrastructure than any non-petroleum domestic product. »

    On peut qualifier le livre de « complet », il fait le tour de tous les sujets, les dates importantes et les moments notoires qui ont marqué l’industrie du bourbon.

    C’est étrange à dire, mais j’ai particulièrement adoré les images. Je me sens un peu enfant, mais le livre est parsemé d’image très intéressante qui m’ont fait voyager dans le temps. Il y a de vraie antiquité; des publicités, des photos historiques, des panneaux publicitaires, des photos de distillerie, etc… J’ai tout simplement adoré ce livre.

    Bourbon Empire – The past and future of America’s Whiskey

    Bien qu’il soit chargé en information, j’ai eu de la difficulté parfois à lire ce livre.
    Écrit par Reid Mitenbulger, ce livre est une mine d’or d’information et le travail de recherche de l’auteur est colossale. J’ai trouvé très peu d’information sur l’auteur à part qu’il a écrit pour plusieurs magazines tel que Whisky Advocate, The Atlantic, Slate et Sauveur. Ce livre est également son premier ouvrage.
    Il retrace des histoires, des personnages et des anecdotes moins connues. Vous serez surpris par les histoires que vous lirez. Néanmoins, j’ai trouvé qu’il était difficile de garder le fil de la lecture et cerner le sujet. En fait, le livre me ressemble quand je parle, ça passe du point A au point L pour revenir à C. Par contre, ça en vaut définitivement la peine et je vous conseil de porter particulière attention au passage sur les bootleggers et la prohibition. Et que dire de chapitre à propos de George Remus, un personnage haut en couleur et avec une histoire fascinante.

    Je suggère ce livre pour les plus curieux mais surtout pour ceux qui n’en sont pas à leur première lecture. En fait, je suggère fortement de lire « Bourbon – the rise, fall and rebirth of an American Whiskey » avant d’entamer celui-ci. Je pense que sans connaitre un minimum dans l’histoire du bourbon, il vous sera difficile de vous situer.

    Mot de la fin

    Les deux livres se complète très bien à mon avis et vous donneront un excellent aperçu et survol de ce qu’est un Bourbon ainsi que son histoire. Je suggère fortement de débuter avec le livre de Fred Minnick afin de vous donner les connaissances de base et les notions à savoir pour poursuivre vos lectures. Définitivement, ce fut deux superbes acquisitions pour moi et je me suis énormément plu à lire ceux-ci. C’est une belle addition aux connaissances que j’avais déjà acquise en travaillant au Bootlegger. J’ai appris énormément de choses, d’anecdotes et renforci ce que je savais déjà.